Le développement de l’aikido
L'AIKIDO:
AI= Union
KI= Energie
DO= Voie
Traduction par « la voie de l'harmonisation des énergies » ou « recherche de la coordination mentale et physique de l'énergie ». son Fondateur est O SENSEÏ MORIHEI UESHIBA
Comme le veut la tradition c'est son fils KISHOMARU UESHIBA ( né en 1921 décédé en 1999 )qui as pris la charge de doshu jusqu'à la fin de sa vie.
Il dirige depuis 1986 L'AïkiKaï Hombu Dojo. Au décès de son père en 1999, il prend le titre et la position de doshu (« maître de la voie »).
Il est diplômé de l'université de Meïji-gakuin, section économie.
Il anime chaque année de nombreux stages sur les cinq continents, et remet pour les fêtes de nouvel an japonais (kagamibiraki) les grades (dan) dans le Dojo de Tokyo
Intérêts:
L'Aikido permet de se défendre de l'attaque d'un ou plusieurs adversaires (armés ou non).
Le principe de base de cet Art Martial est l'harmonisation avec toutes les attaques afin de maîtriser l'adversaire sans le blesser en ne perdant jamais de vue l'esprit, de la légitime défense.
L'intérêt de l' aïkido est qu'il peut se pratiqué par tout le monde: gros, grand, petit, ...homme, femme, enfant et à n'importe quel âge! Il est à mon sens le plus polyvalent des Arts Martiaux.
Les techniques de l'Aikido sont aussi bien des techniques de projection que d'immobilisation.
Il s'agit d'un ensemble riche et varié de mouvements très élaborés, obéissants aux lois de la sphère dynamique, c'est-à-dire l'harmonie, la souplesse, l'équilibre, l'élégance et même une certaine beauté.
Il est à noter que, l'Aikido ne recherche pas la destruction de l'adversaire (contrairement à d'autres Art Martiaux), mais seulement la neutralisation de son acte agressif, l'agresseur est ramené à la raison, l'inutilité de son action lui est rapidement démontrée...
L'Aikido est la victoire par la paix car on intègre l'attaque de son adversaire.
Enfin, cet Art Martial est une excellente discipline dont la pratique régulière conduit au parfait équilibre du corps et de l'esprit.
L' aïkido a acquis depuis quelques années une grande notoriété tant au Japon, sa terre natale, qu' à l'étranger. Même si le public le considère à juste titre comme un art martial, il ne faut pas faire d' amalgame entre l'aïkido et d'autres arts de combat bien connus, tels que le judo, le karaté, le kung-fu et le taekwondo.
En quoi l'aïkido diffère-t-il de ces autres arts martiaux ? L'aïkido est unique du fait qu'il est exclusivement un art de défense: il ne comporte pas de techniques d'attaques, il révèle en cela ses principes philosophiques et éthiques.
Les autres arts martiaux possèdent à la fois des techniques offensives et des techniques défensives.
Tandis que bon nombre d'entre eux en sont venus à privilégier l'aspect sportif de la pratique, en aïkido, l'accent est mis sur le développement spirituel de l'individu à travers l'acquisition de techniques défensive.
Dans la philosophie du fondateur, Morihei Ueshiba, l'aïkido est un moyen d'unir les gens dans une "famille universelle". Il ne s'agit pas de blesser les autres, mais plutôt de "se protéger de manière bienveillante "
En fait, les adeptes sincères de l'aïkido aspirent à atteindre un niveau encore plus élevé en essayant d'être sensibles au conflit et à la violence potentielle en toutes circonstances, que ce soit sur le plan relationnel, social ou autre. Il essayent d' anticiper les situations de confrontation physique et de les éviter totalement en cultivant la confiance en soi, la lucidité et l'intuition.
Ceux qui recherchent essentiellement l'acquisition de techniques de combat pour se défendre dans la rue ou pour gagner des compétitions s'orientent tout naturellement vers d'autres arts martiaux. Pourtant, il serait faux de supposer que la pratique de l'aïkido n'est pas vigoureuse ou que ses techniques sont inefficaces. Pratiqué de la manière traditionnelle telle qu' enseignée par son fondateur, I'aïkido conserve de toute évidence un caractère martial. Les techniques sont exécutées fermement, mais sans intention violente. L'aïkido comporte en fait des techniques capables de causer de sérieux dégâts corporels et même d'entraîner la mort, mais ses principes interdisent d'avoir un comportement aussi destructeur.
Le développement de l’aikido
Le développement international de l'aïkido n'a commencé qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avant cette période, l’enseignement de l’aikido était réservé à une élite (militaires, hauts fonctionnaires, nobles). Des experts furent formés. Devant la demande due à l’expansion de l’aikido, le Centre Mondial de l’aikido (TOKYO) décida d’envoyer en Europe et en Amérique certains de ses experts pour divulguer l’Art. L'aïkido pratiqué aujourd'hui découle plus d'interprétations de professeurs célèbres que de l'art du fondateur lui-même. Aujourd'hui, ces formes dérivées de l'aïkido présentent chacune des caractéristiques distinctes et uniques.
L'aïkido se pratique à partir de 8 ans voir 6 ans à certaines conditions(dans notre dojo) et la mixité ne pose aucun problème, car l'aïkido est certainement l'art martial le plus adapté aux femmes.
En effet sa pratique ne nécessite pas l'utilisation de la force physique.Son efficacité repose sur le déplacement, le placement, l'engagement des hanches, le relâchement musculaire qui permet une meilleure circulation de l'énergie : le ki*
*(Le Ki : énergie interne, considérée par la médecine traditionnelle chinoise comme le flux vital)
C'est en occident que les femmes s'en sont emparées, attirées sans doute par son caractère non violent, chorégraphique et pourtant très martial.
N'importe quel mouvement peut être accompli par une femme. Elle ne le fera pas de la même manière qu'un homme. La force physique inférieure à celle des hommes sera compensée par un meilleur déplacement, un meilleur placement, une meilleure vision, une réponse plus adaptée à l'attaque.
Aujourd'hui, un tiers des femmes accède au moins à la ceinture noire et au niveau des 2°/3°/4° DAN (grades supérieurs à la ceinture noire). On observe que les femmes persévèrent davantage que les hommes du même niveau.
Dans notre dojo nous concevons l'Aïkido comme une ouverture vers les diverses écoles qui se recommandent de cet Art.
La priorité est donnée à ceux qui acceptent sans restriction de partager leurs connaissances en matière d'Aïkido pour autant que celles-ci soient conformes aux bases fixées par le créateur O Sensei Morihei Ueshiba.
Le partage s'étend également aux autres disciplines si tant est que l'échange s'avère profitable.
L'absence de cloisons étanches entre les différentes formes d'Aïkido permet une pratique sans contrainte tout en donnant la possibilité à chacun de s'exprimer librement.
Toute l'originalité de la méthode d'enseignement propre à notre dojo est que nous donnons à l'individu l'occasion, de progresser techniquement et de s'intéresser aux autres disciplines, sans pour autant négliger voir même abandonner les connaissances acquises par ailleurs.
Morihei Ueshiba (植芝 盛平, Ueshiba Morihei?, 14 décembre 1883 - 26 avril 1969) est le fondateur de l'aïkido. En adaptant les techniques guerrières ancestrales japonaises, il a contribué, avec Jigorō Kanō et Gichin Funakoshi, à la conservation de ce savoir menacé d'oubli par la modernisation de la société japonaise.
Une de ses grandes motivations était de promouvoir la paix en enseignant un art accessible à tous et basé sur la négation de la violence, l'union des efforts (un des sens de aiki) et non leur opposition. Il était également un fervent croyant, adepte d'une secte shinto : l'Omoto Kyo.
Morihei Ueshiba est né de Yokoru et Yuki Ueshiba le 14 décembre 1883 (16 novembre sur le calendrier lunaire japonais) à Tanabe au Japon. C'était un enfant de faible constitution et souvent malade, mais très intelligent. Il étudie le chinois et la religion bouddhiste sous la direction d'un prêtre shingon. Il porte un intérêt marqué à la prière et la méditation. Pour se renforcer physiquement, son père le pousse à pratiquer le sumo et la natation dès l'âge de 10 ans.
En 1901, il part à Tōkyō, où il ouvre une librairie papeterie, en fait, une simple échoppe ambulante. Il étudie le Ju-jitsu de la koryu Tenshin Shin'yo Ryu sous la direction de Tokusaburo Tozawa. De nouveau malade, il retourne à Tanabe. Il s'astreint alors à se forger un corps neuf et solide en pratiquant les exercices physiques les plus durs. Quelque temps plus tard, il épouse Itogawa Hatsu.
À 20 ans, il réussit à s'engager dans un régiment d'infanterie malgré sa petite taille (1,56 m), où il apprend le juken jutsu (combat à la baïonnette). Il participe à la guerre russo-japonaise en Manchourie. Il quitte l'armée en 1906, et retourne à Tanabe.
En 1910, le gouvernement japonais lance un projet pour repeupler Hokkaido. Ueshiba décide de partir en 1912 avec sa famille et un groupe de 80 personnes. Ils fondent la ville de Shirataki. La vie est très dure, l'hiver très long, les récoltes mauvaises. Mais la détermination de Ueshiba motive les colons.
C'est à cette époque qu'Ueshiba rencontre Sokaku Takeda, soke (Grand Maître) de la koryu (école ancienne) Daitō de jujutsu (Daitōryū jujutsu, héritière du clan Takeda). Ueshiba l'invite à rester chez lui pour devenir son disciple et Takeda lui enseigne son art.
En 1919, il apprend que son père est gravement malade. Il abandonne ses terres à Maître Takeda et part pour Tanabe. En route, il entend parler de Onisaboro Deguchi
Il ouvre le dojo « Ueshiba Juku » pour les adeptes de cette religion. Il y développe sa propre idée du budo. Sa notoriété grandit, son art prend les noms successifs de Daitōryū ju jutsu, puis Daitōryū aiki ju jutsu, et aikijujutsu en 1922. Pendant cette période, il aura souvent la visite de Maître Takeda.
En 1924, il décide de suivre maître Deguchi en Mongolie pour fonder une communauté utopiste, centre spirituel pour l'amour et la fraternité universelle, selon les principes de l'Omoto Kyo. Durant ce voyage, il a sa première illumination (satori) : il a le sentiment de sentir les coups avant qu'ils ne lui soient porté, sous la forme d'un éclair blanc. Sans adhérer à cette notion mystique, on peut dire qu'Ueshiba avait atteint un niveau de maîtrise des arts martiaux qui lui permettait de ne laisser aucune ouverture dans son attitude, et d'anticiper de manière quasiment instinctive les attaques qui lui étaient portées, ce qu'attestent de nombreux témoignages. Six mois plus tard, après d'innombrables difficultés, le gouvernement chinois les fait emprisonner. Ils évitèrent d'être fusillés grâce à l'intervention du gouvernement japonais.
Deguchi Sensei a introduit l'espéranto à Omoto en 1923. Vu qu'Ueshiba Sensei (aïkido) et Deguchi Sensei (Omoto) ont vécu pendant 20 ans ensemble comme des frères, on peut supposer qu'Ueshiba Sensei a entendu parler de l'espéranto. Interrogé sur cette question à Bâle en Suisse en 1989, son petit-fils Ueshiba Moriteru a répondu: "Cela se peut."
Certains auteurs avancent que Maître Ueshiba aurait étudié un art martial chinois interne, le Bagua zhang (ou Pakua chang) lors de son périple dans ce pays et s'en serait inspiré pour le développement ultérieur de sa discipline.
De retour au Japon, maître Ueshiba reprend son entraînement, développant son art, le Ueshiba Aïki Jujutsu, qu'il renomma aikibudo en 1930, puis Kobu budo. Sa réputation s'étend à travers tout le Japon. De grands maîtres d'art martiaux viennent le voir pour le défier. Jigorō Kanō, le fondateur du Judo, envoie ses meilleurs élèves étudier l'art martial qui deviendra l'aïkido en 1942. Il est invité à faire de nombreuses démonstrations dans tout le Japon, et entre autres, devant la famille impériale. Il donne des cours à l'académie de police militaire.
Au début de la guerre au Japon, en 1942, maître Ueshiba part à Iwama près de Tokyo. Il y pratique l'agriculture, et y parfait son art dans son dojo l'Aiki Dojo. Il fait également ériger un sanctuaire pour l'aïkido : L'Aiki Jinja, aujourd'hui classé monument historique.
En 1948, les Américains, qui ont interdit toutes les pratiques martiales au Japon, autorisent la reprise de l'enseignement de l'aïkido pour son caractère de Paix et de recherche de vérité. L'Aïkikaï Foundation est officiellement ouvert le 9 février, dirigé par Kisshomaru Ueshiba, son troisième fils. Le dojo central de l'Aïkikai est le Hombu Dojo, situé à Tōkyō.
Le développement de l'Aïkido à travers le monde s'amorce alors, favorisé par l'esprit d'ouverture de la discipline et de nombreux contacts d'élèves à l'étranger. Koichi Tohei, 9e dan et pratiquant de la première heure, est envoyé aux États-Unis pour enseigner l'Aïkido. De nombreux maîtres le suivront dans différents pays. Après 14 ans d'enseignement comme disciple privilégié du Maître, Shoji Nishio fonde sa propre école d'Aiki Toho Iaido et devient Maître de la Fédération Japonaise de Iaido tout en continuant à intégrer d'autres disciplines sans cloisonnement. Nishio Sensei dispense également son enseignement à l'étranger où il est un émissaire très populaire et adulé par ses élèves en France, en Allemagne, en Suède et au Danemark, ainsi qu'aux États-Unis.
Maître Ueshiba acquiert le titre de O'Sensei (« grand maître », maître dans le sens « professeur ») et continue à perfectionner l'aïkido à Iwama. Il développa également l'ultime évolution de son art, transformant un art de guerre en art de paix par le Shobuaiki.
En 1969, maître Ueshiba tombe malade. Il meurt le 26 avril 1969 emporté par un cancer foudroyant3, attribué aux séquelles des retombées radioactives d'Hiroshima4. Deux mois plus tard, Hatsu, sa femme, meurt à son tour. Son fils Kishomaru Ueshiba prendra sa suite.
Moriteru Ueshiba, petit-fils du fondateur, est l'actuel Doshu, ou Maître de la Voie. Il continue, avec l'aide des grands maîtres à travers le monde, à développer l'aïkido, et à diffuser l'esprit de maître Ueshiba dans son message de Paix.
| Première génération avant Guerre Sino-japonaise 1921–1935 |
Deuxième génération Guerre Sino-japonaise & 2e Guerre Mondiale 1936–1945 |
Troisième génération après 2e Guerre Mondiale 1946–1955 |
Quatrième génération 1956–1969 |
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Dojo fondé en 1988 Contact A.ROMONT 0496/ 68 20 25